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La presse en parle

2014

Article du 27 février 2014 Nord Littoral

 

Le 27 février 1945, les alliés se trompent de cible et bombardent le quartier de la place Crèvecoeur

Les souvenirs d'une terrible méprise

 

Le 27 février 1945, les Alliés commettent une terrible erreur de bombardement et plongent Calais dans une tragédie.

Les bombes tombent sur le secteur de la place Crèvecoeur et font des dizaines de victimes, dont de nombreux

enfants.

René Ruet, historien local, et membre de Calais photos nostalgie, s’est intéressé à ce tragique épisode de l’histoire calaisienne.

 

René Ruet a photographié plus de 600 documents pour ses recherches

 

 

 

 

 

 

« C'est une carte postale qui fut le facteur déclencheur pour m'investir dans toutes ces recherches

» explique René Ruet. Sur cette carte, on voit la Caisse d'Epargne de St-Pierre au 27 de la rue Volta, avant-guerre... et en bon historien qu’il est, cette adresse ne le laisse pas indifférent.

« J’ai fait le rapprochement avec toute une série de clichés du tragique évènement du 27 février 1945 » (voir c-dessus).

Dans ses archives, il retrouve ces photos, les visualise une par une, et retrouve le même bâtiment, rue Volta, après les bombardements. Devant ses yeux s’affichent un avant et un après-bombardement.

Il veut combler le vide entre les deux et consulte alors la série des six livres de Robert Chaussois, autre historien local qui a relaté cette période avec délicatesse et talent.

« A la fin de celui qui s'intitule Le dernier round, je trouve toute une liste de victimes de cette catastrophe épouvantable ». Très touché, il décide d’approfondir ses recherches aux archives de la mairie.

C’est un habitué de l'équipe de M. Gavignet « et je sais qu'avec eux, s'il y a quelque à trouver, je le trouverai ».

Et il n’est pas déçu. L'archiviste sort une boîte dans laquelle se trouve « une quantité incroyable de feuilles de renseignements des victimes civiles pendant le dernier conflit ».

Au total, 570 fiches. Il exhume aussi une trentaine de documents relatifs au bombardement du 27 février 1945. C’est sur le terrain que le mènent ensuite ses recherches. Il explique : « Je suis allé sur place avec une photo aérienne de 1921, pour essayer de déterminer les endroits exacts, tout au moins des maisons où il y a eu

des victimes ». Ses pas le mènent à la crèche, rue Chantilly. « La cour derrière cette crèche est l'endroit qui a été le plus meurtrier ». Au 27, rue Volta, il se souvient que tous les employés de la « Carte de

vêtements et chaussures » ont été soit tués (8 personnes) soit blessés (2 personnes). « Cet endroit

est maintenant un havre de paix pour les enfants ».

Il cherche ensuite à glaner quelques renseignements auprès des clients de la pharmacie de la rue du Four à Chaux. « Je rencontre dans cette officine des gens coopératifs et très gentils, ils m'orientent vers deux personnes.

Une dame âgée de plus de 90 ans qui se trouve actuellement dans une maison de retraite

et un monsieur qui est né en 1936 ».

 

     

  

 

Photo de 1921

« Des corps partout... »

 

Il appelle d’abord ce dernier, monsieur Vercucque, qui demeure au Fort-Nieulay. « Celui-ci m'explique qu'il était sur le point de traverser la place Crèvecoeur quand les avions ont largué leurs bombes. Il a lâché la main

de sa mère et a pris la fuite pour se diriger vers la rue du Four à Chaux. A l'angle de cette rue et de la rue de la Commune de Paris : une vision d'horreur le cloue sur place : des corps partout...

». Le Calaisien avouera à René Ruet qu’il est resté traumatisé très lontemps, d'autant plus que son cousin et sa cousine se trouvaient parmi les victimes (Clotilde et Serge Levray).

Sa deuxième visite est pour le second témoin de cette époque, la nonagénaire, qui vit en maison

de retraite. « Elle venait d'ouvrir un salon de coiffure rue du Four à Chaux. Quand le déluge

a commencé, ses clientes, certaines avec des bigoudis sur la tête, se sont enfuies dans une panique incroyable ! » Lors de cet entretien, René Ruet s’est aperçu que, des décennies plus tard, l’émotion est encore vive

chez cette rescapée du drame. « Cette dame a essayé de continuer à me raconter son histoire,

et d'un seul coup, plus rien!

Sans doute cette vision d'horreur lui était-elle revenue à l'esprit ! »

René Ruet continue sa quête d’informations et rencontre une dame de 93 ans qui travaillait rue d'Orléans chez un chapelier, quand le carnage a eu lieu. Une autre, Francine, avait à l'époque 14 ans, et venait de quitter

l'école Sainte-Agnès rue Thiers. Elle rentrait tranquillement avec une copine du même âge. Elles ont tourné rue du Four à Chaux, pour se quitter au coin de la rue Dampierre. « L’une a continué dans cette direction, vers la mort, et l'autre a tourné rue Gaillard pour se rendre chez elle au 39, elle a été projetée par

terre par le souffle de l'explosion ! Elle s’en est sortie avec quelques plaies au visage! En quelque sorte une miraculée » raconte René Ruet. Son amie n' aura pas la même chance, elle décèdera le lendemain à l'hôpital, elle s'appelait Viviane Lemaire et son père avait été tué dans le bombardement du 9 mai 1944...

 

 

 

Quelques moments forts

Des plaintes pour des funérailles difficiles

 

Le 28 février 1945 : des télégrammes affluent à la mairie, notamment celui du Général de Division Deligne, qui viendra s'incliner devant les cerceuils des victimes, le samedi 3 février, jour des obsèques.

 

1er mars 1945 : le Commissaire central de police, adresse à M. le Préfet une première liste de 55 noms des personnes tuées. En raison des difficultés d'identification de certains corps, une deuxième liste sera envoyée ultérieurement.

 

1er mars 1945 : M. Lesigne, Secrétaire général de la Mairie, demande à M. le Maire, d'accompagner

le personnel municipal : pour effectuer une visite sur les tombes des personnes décédées rue Volta, le dimanche

4 mars. Le secrétaire se propose de faire un discours.(Cette manifestation aura lieu le 11mars)

 

Communiqué Officiel du 5 mars 1945

Monsieur le Maire a reçu des plaintes au sujet de la fin de la cérémonie qui s'est déroulée au cimetière, le samedi 3 mars.

Une enquête personnelle lui a confirmé que ces plaintes sont parfaitement justifiées. L'inhumation

immédiate de toutes les victimes, n'a pu avoir lieu dans les conditions de recueillement et de solennité désirables en raison de:

1°) l'envahissement prématuré du cimetière par la foule.

2°) d'un défaut d'adaptation de certains services débordés par l'ampleur de la cérémonie.

 

7 mars 1945 : Le Commissaire central adresse une seconde liste à M. le Préfet de 33 noms de personnes décédées, celle-ci vient s'ajouter à la première.

 

7 mars 1945 : Ainsi qu'une liste de 25 noms de personnes encore hospitalisées.

 

7 mars 1945 : Un communiqué officiel du maire annonce qu’il a reçu du Colonel Riddel, commandant un régiment d'artillerie Britannique, une somme de 10300 Francs, recueillie à la suite d'une collecte effectuée parmi les officiers et soldat de ce régiment, après les funérailles des victimes civiles du dernier bombardement.

 

Le 8 mars 1945 : Monsieur Jacques Vendroux demande à Monsieur Deguines, responsable des Pompes Funèbres Générales, de lui envoyer de toute urgence la liste des noms des victimes et le détail des sommes réclamées aux familles de chacune d'elles. En insistant, afin que ce dossier lui soit remis dans les plus brefs délais.

 

Le 24 mars 1945: Monsieur le Maire de St-Omer, adresse un courrier à M. Vendroux officialisant leur appel du matin au téléphone. Le rassurant sur l'état de santé des personnes encore hospitalisées à l'hôpital

St-Louis. Huit personnes au total. Par contre, le cas de Clotilde Levray l'inquiète « elle présente encore un état local sérieux de la blessure au pied »

 

Le 7 décembre 1945 : M. Desfachelle adresse un courrier au commandant Redfern, commandant les « Civils Affairs » 74 boulevard Jacquard, le priant de bien vouloir examiner la possibilité d'organiser une manifestation dont le produit serait destiné à venir en aide aux familles des victimes.

(Extraits des documents relatifs au bombardement du 27 février1945 (source archives mairie)

 

 

Liste des victimes tuées à leur domicile

 

Rue du Four à Chaux

22 personnes tuées dont 6 chez elles :

 

Au 60 salon de « Coiffure André » Mme Queste Blanche 38ans veuve de Mr Thomas.

Au 60 Mle Lutic Micheline 22ans employée de Mme Thomas.

Au 49 Mme Becquet Blanche 50ans épouse Robin tuée dans son café.

Au 96 Mme Hausseliez Léa 30ans épouse Duquenoy, ainsi que son fils Gérard 4ans.

Au 41 Mr Pidou Fernand 48 ans négociant en vins.

Parmi ces 22 victimes il y avait:

Mme Caron Berthe 22ans, biscuitière, 21, rue du Four à Chaux. Sa tête à été retrouvée 15 jours après le bombardement dans le chéneau de la « Goutte de Lait » et son corps 2 semaines plus tard dans les gravats d'un mur du presbytère, à l'angle de la rue Chantilly et de la rue du Four à Chaux.

Mme Dervyn Raymonde 43ans demeurant 31 rue Francia épouse de André Hocquinghem vice-Président de «Libération Nord » et conseiller municipal socialiste.

 

Rue des Fleurs

24 personnes tuées dont 13 chez elles:

 

Au 97 (2 morts) Mr Vandenbergue Sadi 50ans.

Mme Barrois Catherine 77ans, veuve Henri Baey.

Au 99 Mme Boin Léonie 48ans, infirmière.

Au 103 Mme Ruffin Alyda 61ans, veuve Louis Lequien.

Au 74 Mme Evrard Eugénie 42ans, épouse Henri Godin.

Au 76 (4 morts) M. Toulon Léon 49ans.

Mme Toulon Christiane 29ans, épouse Edmire Duchateau, fille du précédent.

Chez ces derniers Mr Tillier Paul 47ans. M. Tillier Georges 18 ans, le fils de ce précédent, tous les deux plombier zingueur, ils demeuraient au 31 rue des Hauts-Champs à Coulogne

Au 78 (5 morts) Mme Darsy Lucienne 46ans

Mme Darsy Marie 53 ans

Mme Dupont Violette 29 ans.

Mme Goudercourt Yvonne 31ans, épouse Edouard Dupuis.

Dupuis Emile 18 mois, fils de la précédente.

Au 80 Mme Delhaye Joséphine 68ans, épouse Alfred Flagolet.

 

Rue Volta

Au 21 M. Vancutsem Eugène 48ans

Au 27 L'ancienne Caisse D' Epargne de St-Pierre transformée en « Service de la Carte de Vêtements et chaussures » pendant les hostilités: (8 morts et 2 blessées)

Mme Castre Louisa 64ans, veuve Emile Lauraux.

Mle Berteaux Régine 24ans.

Mle Blanquart Lucienne 40ans.

M. Clais Louis 36ans.

M. Coupin Nestor 60ans.

M. Maton Henri 50ans.

M. Sauvage Louis 52ans.

M. Walle Auguste 33ans (il décèdera le soir même à l'hôpital, il était déjà amputé de guerre en 1940)

Les 2 blessées Mle Berteaux Gisèle.

Mle Deboudt Louise.

 

Rue Dampierre

Un carnage à même la rue (10 morts) dont: Levray Serge 9ans qui se trouvait avec sa soeur Levray

Clotilde 14 ans grièvement blessée, elle décèdera à l'hôpital de St Omer le 20 avril 1945. Jusqu'à son dernier souffle ses parents lui ont caché la mort de son frère.

Mme Proot Renée 34 ans, épouse Théophile Martin a été tuée ainsi que sa fille Martin Thérèse elle n'avait que 2ans et 11 mois.

 

Rue de la Reconnaissance

Au 23 M. Deléglise Alfred 53ans.

Au 32 M. Masson Albert 38ans.

Au 32 Mme Masson , née Margueritte Monnel 38 ans épouse du précédent.

Au 32 Mme Trouille Suzanne 43 ans épouse Elie Amédro (elle décèdera le soir même à l'hôpital)

Au 40 Mr Bourdon Louis 78 ans.

Dans cette même rue, fût tué M. Daviot André. De chagrin, sa soeur, Mme veuve Demarle-Daviot 56 ans, demeurant 29 rue Neuve, se suicida au gaz dans les jours qui suivirent.

 

Rue Martyn

Au 143 Mle Lamarre Micheline 13 ans.

 

Rue Leavers

Au 76 Mle Joly Simone 8 ans.

Au 128 M. Roux Adrien 24 ans

Au 132 M. Henri Jean 56 ans.

Rue Hermant

Au 128 Mme Mauge Suzanne 36 ans épouse James Swift (Employée à Nord Littoral).

 

Rue Mortet

Au 30 M. Fauquet François 72 ans.

Au 28 Mme Hénon Marie 58 ans épouse Johann Graf.

 

Rue de la Commune de Paris

Au 76 Mme Fiquet Lucienne 35 ans épouse Paul Froye

Au 90 Mme Delpierre Jeanne 43 ans épouse Albert Morel, elle décèdera de ses blessures le 16.11.45

 

Rue Chantilly

Dans cette rue (8 morts) dont:

Au 78 Mme Focqueur Jeanne 19 ans épouse Marcel Joly (elle habitait au 12 rue Jules Martin).

Au 89 Mle Mille Jeannine 6 ans.

3 personnes fûrent déchiquetées, c'est par décision du Tribunal civil de Boulogne, que leurs décès ont été reconnus. Il s'agit de :

Mme Chatelain Antoinette 25ans épouse Porquet : décision du 19 octobre 1945.

Mle Detrait Jacqueline 18 ans: décision du 22 aout 1945.

Mme Guibon Marie-Louise 48 ans, épouse Dumont: décision du 5 octobre 1945.

 


Article du 12 janvier 2014 Nord Littoral

 

René Ruet rend hommage aux anciens des Beaux-Arts

 

Le patrimoine calaisien est passé entre leurs mains

 

René Ruet est un passionné d'histoire locale. C'est aussi un amoureux des photographies du Calais d'antan, où l'on retrouve avec autant de plaisir les monuments d'époque que les personnalités qui ont rythmé la vie de la cité. Il a trouvé le moyen de lier ses deux passions en proposant régulièrement des expositions photos, retraçant la vie de personnalités telles que le commandant Mengin, libérateur de Calais pendant le deuxième conflit mondial, Jean-Jacques Barthe, maire de Calais pendant 29 ans, ou encore Gaston Berthe un autre maire calaisien.

 

Ses dernières recherches l'ont mené sur une autre piste, celle d'un personnage qui n'a peut-être pas été sous les projecteurs de l'actualité, mais qui a d'une certaine manière, marqué son époque.

 

                                                                   

       

René Ruet, passionné d'histoire

 

La piste commence rue Descartes

 

En réalisant l'exposition sur notre ancien maire Gaston Berthe, en 2010, j'ai pour ainsi dire vécu avec cette famille, de part les écrits de Robert Chaussois, les articles de journaux, les lettres, les photos de famille et les anecdotes racontées par mon ami Jean-Marc Berthe, décédé il y a tout juste un an, qui lui même les savait de son père et de sa tante Denise. Je me suis régulièrement rendu dans le quartier de la rue Descartes pour voir ce qui tombait autour du 135, la maison des grands-parents de Jean-Marc. Bien sûr il y a eu les établissements Thélu que j'ai photographié sous tous les angles, mais derrière il y avait le CET, avenue Louis-Blériot, qui a cessé presque toute activité lors de l'ouverture de Normandie-Niemen »

Cela permettait à René Ruet de passer à une autre page de notre histoire locale, « mais comment obtenir des renseignements? »

 

Elle le mène chez « un grand Monsieur »...

 

« Il y avait bien M. Vincent, ancien professeur qui demeurait rue Deneuville, mais ce brave monsieur est décédé! » René Ruet se tourne alors vers son frère Michel, qui a obtenu un CAP en menuiserie dans ce lycée et « m'oriente vers un certain monsieur Jean Muse, un de ses anciens professeurs, qui habiterait rue Chateaubriand »

Le Calaisien réussit à rencontrer ce fameux professeur. Ce moment a été marquant pour lui. « au premier abord, un grand monsieur fort et droit comme un chêne, des vieilles chaussures sans lacets, une blouse bleue que l'on croise devant soi, sans doute encore celle qu'il portait lorsqu'il était enseignant. Etant moi-même assez bricoleur, le courant passe très facilement ».

Les rencontres s'enchaînent, au grand bonheur de René Ruet, qui récolte de précieux renseignements. « il m'a fait un plan très détaillé de tout le lycée! Ce personnage a une mémoire infaillible, au fur et à mesure de nos rencontres et de nos discutions, je me suis rendu compte que je n'ai pas en face de moi un bricoleur mais un « artiste » 

 

 

L'hommage à un homme modeste

 

« Je sais que ce terme: « artiste » ne va pas lui plaire mais j'espère qu'il ne m'en tiendra pas grief » sourit René Ruet, qui ne peut résister à la tentation de partager tout ce savoir avec d'autres. Il propose alors au professeur la possibilité de le mettre en lumière. « Là, j'ai essuyé un refus catégorique ! Il me rétorque qu'il n'a été qu'un simple élève des Beau-Arts, qu'il y a eu des gens beaucoup plus impliqués que lui dont on ne parle jamais! Et là, il me cite des noms tels que René Coucy, Albert Cannelle, Jacques Louis...

 

Mais René Ruet n'est pas homme à abandonner facilement. « Je comprends que si je veux obtenir l'autorisation de parler de lui, il me faut entamer des investigations sur toutes les personnes qu'il a citées ! ».

Et ça ne le décourage pas, au contraire. Il se plonge assidûment dans les archives de la médiathèque, s'oriente vers M. Gavinet des archives à la mairie, rencontre Jacques Declercq, ancien professeur de l'école d'art, Christian Wiart, « car Jean Muse avait essentiellement travaillé avec l'architecte Georges Wiart, son père » au fil de ces rencontres, il a fait « des découvertes extraordinaires !

 

 

                                                                                                        

 

René Coucy et le bronze de Jacquard

 

Parmi les noms cités par le professeur, « j'ai commencé par René Coucy (père); ce nom me disait quelque chose. Jean-Jacques Barthe m'avait confié une photo de ce monsieur avec des élèves, que j'ai exploitée lors d'une précédente exposition sur l'ancien élu. En fait c'est à René Coucy que nous devons la réouverture de l'École des Arts Appliqués en 1945, il en sera le directeur jusqu'en 1975 lors de son départ en retraite. C'est aussi à ce dernier , en compagnie de Jacques Louis, que nous devons la réalisation du moule qui servira à couler le bronze de Jacquard déboulonné par les allemands pour être fondu. C'est sur ce même monument, qu'un brave homme M. Canler, toujours à vélo et toujours en toile bleue, va sculpter, dans du marbre blanc, le buste d'une des deux dames au pied de Jacquard ; il avait été quasiment détruit par un éclat d'obus.

 

Concernant Jacques Louis, René Ruet découvre qu' il y a dans une salle de réunion à l'office de tourisme, un magnifique cuivre martelé, de deux mètres sur un environ, représentant notre belle cité, dans ses remparts ; il est signé de sa main ».

 

 

                                        Cuivre martelé de Jacques Louis à l'Office du Tourisme

 

Il s'intéresse ensuite à Albert Canelle, et glane quelques informations intéressantes. « Il était autodidacte, né le 17 août 1911. lui-même élève de M. Deler, il deviendra professeur en 1946 sur la demande de M. Coucy. C'est à ce maître sculpteur qu'a été confiée la tâche de refaire à l'identique certains marmousets qui ont été détruits, ainsi que bien d'autres ornements, lors de bombardements devant l'hôtel de ville ».

Il découvre encore « avenue Wilson, une maison dont la façade ainsi que la cheminée intérieure sont également l'œuvre d'Albert Canelle. Cette demeure qui avait été rasée pendant la guerre a abrité le célèbre Debrouwer, qui a été l'architecte de cette propriété à sa reconstruction et de notre bel hôtel de ville.

 

 

Le Calaisien a découvert nombre de petits détails, semés comme des indices. « j'ai eu l'occasion d'admirer une autre cheminée qui se trouve dans la grande salle en entrant à droite de l'hôtel Meurice, elle est signée Canelle ! Dans la partie supérieure de cette œuvre d'art se trouve une peinture signée Simone Petters. C'est ce professeur en sculpture qui va refaire en 1949, le moule du buste de l'abbé Lemire ». M. Canelle décèdera le samedi 24 juillet 1965 dans sa 54e année chez lui, au 34 rue Auber.

 

                                                                          Cheminée de l'hôtel Meurice

 

Bien d'autres personnes sont mises a l'honneur par Jean Muse, telles que le Sangattois Jacques Declercq, son ami, dont la réputation n'est plus à faire, ainsi que Jacques Thorel, excellent professeur en architecture, André Culié, Gaston Meurin et Jacques Perrot deux spécialiste du staf (plâtre) et enfin Charles Galler « mon premier patron quand j'ai commencé à travailler, après mon CEP... » se souvient René Ruet. Il avait 14 ans et, gravé dans sa mémoire, reste cette rose, dessinée par M. Galler sur son avant bras en quelques coups de stylo ! « c'était un esquisseur de talent ! »

Ces recherches ont comblé la curiosité de René Ruet. Et le passionné d'histoire a ainsi rempli le contrat moral qu'il s'était lui-même imposé : parler des autres, avant de s'intéresser à Jean Muse. « Je peux maintenant parler de lui... »

 

 

 

Il a été enseignant au CET Louis Blériot pendant 28 ans.

                                    Jean Muse, un certain talent pour la simplicité.     

                                                                                           

 

René Ruet, après avoir cherché à en savoir plus sur les anciens de l'école d'art cités par Jean Muse, s'est donné toute latitude pour se consacrer à ce dernier.

 

« Jean Muse est né le 14 juillet 1934, il est marié, père de trois enfants. Il a été de 1958 à 1966 artisan sculpteur graveur et décorateur. Il demeurait rue des 4 coins et son atelier se situait au 77 de la rue de Vic. Celui-ci a été démoli en 1982, lors de la construction de l'îlot Charost » détaille tout d'abord l'historien.

 

Durant ces 8 années, nous lui devons les gravures du Dover Patrol. Fait marquant, pour René Ruet, « c'est à vélo et avec une petite échelle sur le dos qu'il se rendait au monument ». Pendant l'hiver 60/61, particulièrement rude et pluvieux, sous la directive de M. Wiart, il va refaire les sculptures sur la façade du Crédit Lyonnais. Celles de la partie supérieure seront enlevées et la mouluration sera profilée. Pour le bas, là ou est gravé « Fondé en 1863 » la totalité est démonté sur environ 70 cm de profondeur, les blocs de pierres meulière (dite de Paris) seront remplacés et sculptés à l'identique sur place ! « quand vous passerez devant, s'il vous plaît levez la tête et admirez ! Invite René Ruet.

 

Le glaive et les clefs de Saint-Pierre Saint Paul.

 

A cette époque, Jean Muse n'avait pas encore 27 ans. En 1962, Georges Wiart, à qui l'on a confié la construction de l'église Saint Pierre Saint Paul, présente à M. Muse, un plan de ce qu'il souhaiterait voir en façade : la glaive et les clefs. Le sculpteur lui présente une maquette qu'il a réalisée au 1/10 de ce que l'architecte désire, le travail lui sera confié, ainsi que la réalisation de l'autel qui se trouve actuellement dans cet édifice.

Au fil de ses recherches et des confidences de Jean Muse, l'admiration et le respect de René Ruet, ne font que grandir. « Pendant l'hiver 55/56, le gel à raison d'une partie de la niche qui se trouve au dessus de la muse de la dentelle, à droite du balcon de l'hôtel de ville : elle tombe sur la statue en emportant la tête et une partie du bras de celle-ci ». a cette époque la restauration de cette sculpture n'est pas une priorité.  « C'est en 1962 que le conseil municipal va voter un budget afin de la remettre en état. Ce sera M. Debrouwer qui demandera à M. Canelle de trouver un sculpteur capable de réaliser ce travail! Et Jean Muse est choisi. Son devis est jugé raisonnable et cette tâche sera réalisée en 1963. L'artiste n'a pas les moyens d'acheter un véhicule automobile et ce sera encore une fois avec son vélo et une remorque que la tête, qui pèse presque 80 kg, va arriver à destination ! »

                                                                    

 

Un buste pour Deladrière

 

Autre anecdote qui a marqué l'historien calaisien, « le 1er juin 62, un éminent chirurgien décède à Calais...il s'agit de M. Célestin Deladrière, un homme qui a voué sa vie à faire le bien. Aussitôt, maître Mussen, avocat au barreau, madame Baratte, de Nord Littoral et George Andrique décident de lancer une souscription publique pour la réalisation d'une stèle à la mémoire de M.Deladrière. Il va falloir 4 ans et demi pour que ce projet se réalise. M. Wiart va confier ce travail à Jean Muse. Il va sculpter un monument assez simple, comme a été la vie de Célestin Deladrière. « C'est le dimanche 27 novembre 1966, sur la place de Lorraine, que la stèle a été érigée ; une émouvante inauguration a eu lieu en présence d'un grand nombre de personnes qui ont connu et estimé ce praticien. Mais il manquait les trois protagonistes de ce projet : M Mussen, Mme Baratte et M. Andrique, tous les trois décédés. Ce sera le docteur Delvallet qui fera une allocution, suivi de Jacques Vendroux qui commença son discours par « L'hommage de Calais à l'un de ses plus nobles enfants ».

C'est dans cette même année que Jean Muse va passer le concours pour être enseignant au CET avenue Louis Blériot. Il va réussir et sera professeur en menuiserie pendant 28 ans. « Aujourd'hui, il est toujours aussi actif et aussi simple... »

 

 

 


2013

 

Article du 30 novembre Nord Littoral

 

 

[Calais Photos Nostalgie expose à la MPT dans le cadre du Festival de l'arbre]
Ciel mon patrimoine : Calais fait feu de tout bois avec ses vieilles photos

 

René Ruet et Wendy Wasielewsky ont sélectionné plus de 150 photos anciennes.

Dans le cadre du Festival de l'Arbre, l'association Calais Photos Nostalgie présente jusqu'à ce soir une exposition thématique à la Maison pour Tous. Au menu, plus de 150 photos rarissimes
 
« On a été sollicité par Céline Quéhen, une responsable de la ligue de l'enseignement, expliquent René Ruet et Wendy Wasielewski, de Calais Photo Nostalgie. Elle a vu nos activités et ça lui a donné l'idée de proposer une exposition liée au thème du festival de l'Arbre ». Le duo avait déjà dans les cartons un projet d'exposition de photos baptisé "Ciel mon patrimoine". La première édition colle donc au Festival de l'Arbre.
 
« J'ai récupéré il y a quelques mois des clichés aériens pris en 1921 », précise René Ruet. Un grand panneau composé d'une foultitude de photos dont avait hérité l'association Calais Histoire et Traditions et qu'elle a confiée aux bons soins de Calais Photos Nostalgie : «  Il s'agit de toute une série de photos prises dans le ciel de Calais, sans doute à partir d'un dirigeable, et qui donnent un a perçu de la ville à l'époque. On peut quasiment voir tous les quartiers de Calais, à l'exception d'une partie de ce qui va devenir la ZUP et la place d'Armes. » A partir de cette base, Calais Photos Nostalgie a élaboré une exposition qui décline différents thèmes liés à Calais, à l'arbre et au bois. Beaucoup de vues présentées proviennent de la collection rassemblée par Robert Chaussois : « J'ai eu l'occasion d'en scanner une grande partie du temps où je faisais partie des Amis du Vieux Calais. Je les présente avec l'autorisation de la famille ».
 
Quelque 150 photos sont exposées dans une salle de la Maison pour Tous, des photos datant de 1880 jusqu'à des photographies prises plus récemment : «  Les photos aériennes permettent de constater que Calais disposait de beaucoup d'espaces verts, de jardins et d'espaces cultivés  ».
On retrouve par exemple une série de photos du site de l'ancien hôpital qui montrent l'évolution des lieux au fil des années.
 
L'étrange histoire de la baleine Le gros morceau de l'exposition tourne autour des négociants en bois. On y découvre près de 130 ans de l'histoire des établissements Pagniez, autour d'Edmond Pagniez, le père un temps président de la Chambre de Commerce de Calais, et de son fils Henri, qui a été pour sa part président du tribunal de commerce. De la voiture hippomobile aux premiers tracteurs, les visiteurs pourront voir l'évolution du site, des techniques et des transports utilisés.
 
Plus étonnantes, plusieurs photographies montrent une étrange découverte faite là où se situe l'actuel collège Jean-Jaurès. En 1953, des ouvriers effectuent des travaux en sous-sol. Ils y trouvent des ossements d'une taille inhabituelle. Au début, on espère la découverte d'un squelette de mammouth. Le chantier est suspendu, des experts viennent à Calais et examinent les restes. Finalement, il s'agit d'ossements de baleine vieux de plus d'un millénaire.
 
J.-F.D.
L'exposition de Calais Photos Nostalgie se tient encore aujourd'hui de 14 h à 18 h à la Maison Pour Tous.

 

Article dans Calais Mag Nov 2013

 

Vie Calaisienne


Ces passionnés à la recherche du temps perdu

 

 

Photos Fred Collier


Comme de nombreux autres Calaisiens, René Ruet possède une belle banque de données

Bien plus percutantes que les récits historiques, les photos sont des témoignages précieux permettant de rassembler les pièces du puzzle historique calaisien. Certains les collectionnent jalousement, d'autres les partagent. D'autres encore les recherchent, comme le service des archivesmunicipales.

 

On dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Les archives municipales de Calais sont pleines de ressources mais l'une d'elles lui fait défaut: les photos. Noël Gavignet, responsable du service des archives, lance un appel à toute personne possédant des photos de Calais, anciennes ou plus récentes.

 

Photos indispensables

 

Cela passe par des photos de la Première Guerre mondiale, en passant par les photos de classe ou des fêtes de quartiers. Les dons ou les prêts de photos (qui seront scannées et restituées au propriétaire) sont indispensables pour recréer l'histoire de Calais et la protéger dans un endroit adapté. Car si beaucoup de Calaisiens possèdent, parfois sans le savoir, des boîtes de chaussures remplies de photos ou de négatifs précieux, ils ne se rendent pas compte qu'un incendie pourrait détruire ce patrimoine historique potentiel.

 

« Je voudrais remercier les personnes pour leur don de photos et autres documents», souligne Noël Gavignet. « Nous bénéficions ainsi d'une vraie source d'information désormais protégée en lieu sûr et consultable par tous. Car cette recherche du passé photographié est aussi une histoire de partage. »
C'est ce que fait René Ruet qui a fondé, avec Wendy, le site Calais Photos Nostalgie en avril 2012. René collectionne de nombreuses. photos de la ville. « Je fais ça depuis 1998, c'est
comme un virus. J'aime ma ville, et je suis nostalgique du patrimoine calaisien."

L'homme prend aussi ses propres photos, histoire d'enrichir ses archives. « Je photographie les nouvelles constructions comme les 4B, le stade de foot, la piscine, l'hôpital. »

 

Question de confiance

 

Certaines personnes lui font des dons. « C'est une question de confiance, précise René. Il ne faut pas biaiser les gens. Je scanne leurs photos ou leurs négatifs. J'ai eu la chance de rencontrer le petit-fils de Gaston Berthe qui avait des centaines de photos et de documents. J'ai aussi pu scanner des photos d'archives de la chambre de commerce et d'industrie, une vraie mine d'or! J'ai trouvé des photos d'avant 1900 sur la construction de l'ancienne jetée Est. J'ai encore beaucoup de photos que je n'ai pas encore exploitées »

Car René fait les choses bien et cela lui prend beaucoup de temps. Un vrai travail de fourmi entre la récupération de photos, les scans, le travail sur ordinateur. « Toutes les photos sont retravaillées, pixel par pixel pour que ce soit nickel. Il faut beaucoup de patience et de persévérance. »

 

Protéger les archives

 

Le résultat de ce travail acharné est visible sur le site de Calais Photos Nostalgie sur lequel on retrouve des photos d'aujourd'hui, comme les inaugurations récentes, et d'autrefois comme le passage du général de Gaulle à Calais en 1959 ou celui de Vincent Auriol en 1950. un vria triat d'union entre le passé et le présent. René organise également des expositions de photos, dont la prochiane aura lieu le 29 et30 novembre au parc St-Pierre dans le cadre du Festival de l'Arbre

 

 

Calais Mag

 


 

Gaston Berthe, première exposition de l'année au musée Mémoire

 

Publié le 27/02/2013

Par La Voix du Nord

 

| PARC SAINT-PIERRE |

Vendredi matin, le musée Mémoire du parc Saint-Pierre a ouvert ses portes

 Marie, arrière-arrière-petite-fille de Gaston Berthe et Christophe arrière-petit-fils étaient présents.

au public pour sa première exposition de l'année : un hommage à l'ancien maire de la cité Gaston Berthe. Un travail de René Ruet, responsable de l'association, Calais Photos Nostalgie, déjà à l'initiative du succès de la grande exposition en 2010, salle du Minck.

« C'est également une belle manière de rendre hommage à Jean-Marc Berthe, le petit-fils du maire, qui nous a quittés le 1er janvier 2013 », a expliqué le responsable qui n'a pas ménagé ses efforts pour rassembler plus d'une trentaine de magnifiques clichés et de très nombreux documents d'époque.

« Vous pouvez y admirer les vêtements de Gaston Berthe, à son retour de captivité », a-t-il ajouté. Maire de 1947 à 1952, grand résistant, il habitait au 135 de la rue Descartes et sa maison vient de disparaître, il y a peu de temps. « Les magnifiques vitraux de la demeure ont été récupérés par les services municipaux », a assuré Gérard Grenat, adjoint en charge du tourisme de la ville.

« Après la digue Gaston Berthe, peut-on envisager un square du même nom ? », a-t-on entendu parmi la foule des visiteurs. •

 


Portrait d'une époque révolue avec

l'exposition Jean-Jacques Barthe

 

 

Il peut être rassuré, René Ruet. Le responsable de l'association Calais Photos Nostalgie a réussi son coup : les premiers visiteurs de l'exposition consacré à Jean-Jacques Barthe, hier salle du Minck, ont pris du plaisir à contempler les quelques trois cents photos réunies. Premier visiteur : Jean-Jacques Barthe lui-même, accompagné de la maire actuelle Natacha Bouchart.

Totalement apolitique (la personnalité de Jean-Jacques Barthe a transcendé les clivages), l'exposition témoigne pourtant d'une époque pas si lointaine et pourtant totalement révolue : celle d'un Parti communiste fort, celle d'un bloc soviétique encore debout.

Ainsi est retracé la visite à Calais en 1971, du cosmonaute Pavel Popovitch ; les nombreuses visites de Georges Marchais (1972, 1980,1985), le déplacement en 1980, d'une délégation calaisienne dans la ville jumelée de Riga, 'encore en URSS et pas encore en Lettonie indépendante.

Et l'on voit aussi Jean-Jacques Barthe poser, à la foire de Calais, devant le stand de « l'amitié France-URSS ».

D'autres têtes connues apparaissent aussi aux côtés du maire, celle de Raymond Devos, de Thierry Jacob ou encore d'Henri Krasucki, François Mitterrand (1983) ou Jacques Chirac (Premier Ministre en 1975).

 

 Mme Natacha Bouchart

en compagnie de Jean-Jacques Barthe

 

Bref, une autre époque. « C'est une image exacte, conforme à ce que j'ai vécu, » explique Jean-Jacques Barthe. « Monsieur Ruet a fait des choix, peut-être sur certains sujets en aurais-je fais d'autres, mais c'est très émouvant. » émotion partagée par Natacha Bouchart, touchée par la « simplicité » du personnage, « inscrit dans l'histoire de Calais. . Cette exposition me permet, aussi, de découvrir des événements et une époque que je n'ai pas connus. »

 

La Voix du Nord

Bruno Mallet


L'histoire d'une vi(ll)e à découvrir

 

L'exposition photographique consacrée à l'ancien maire de Calais Jean-Jacques Barthe s'est ouverte hier matin salle du Minck. Pour l'inauguration à 11h, une foule de personnalité de la vie calaisienne a fait le déplacement : des anciens élus et adjoints de la ville de Calais pendant les vingt-neuf années de mandats de Jean-Jacques Barthe, les syndicalistes et des anonymes, comme Gérard et Mauricette Renault. Ces Calaisiens se sont retrouvés sur une photo prise il y a 42 ans , le 27 mars 1971. ils forment le premier couple à avoir été mariés par Jean-Jacques Barthe, tout juste élu maire. Ils avaient alors 22 et 19 ans.

 

M.et Mme Renault

aux côtés de M. Barthe

 

 

C'est à René Ruet, de l'association Calais Photos Nostalgie, que l'on doit cette exposition rassemblant plus de 300 clichés de l'ancien maire de calais, de sa jeunesse à la fin de son mandat en 2000. On découvre le jeune Calaisien dans sa robe de communion, ses parents, grands-parents, sa femme puis ses enfants, son accession à la tête de la mairie, puis au siège de député, son voyage en URSS...

Une projection des Jeux de 20 heures, tournés en 1982, à Calais, permet de redécouvrir un J-Jacques Barthe à l'aise avec les caméras.

 

Passionné d'histoire calaisienne, il a abordé Jean-Jacques Barthe au hasard d'une rencontre. Ce dernier lui confiera 25 albums photos. Pendant un an, il sélectionnera les photos, les légenda, les retravailla jusqu'à tard vendredi soir pour aboutir à l'exposition visible jusqu'à mardi à Calais.

« C'est émouvant, disait hier René Ruet, en voyant l'ancien maire découvrir sa sélection de photos. Je suis comblé. » après avoir passé en revue l'exposition en évoquant ses souvenirs avec Natacha Bouchart, Jean-Jacques Barthe était aussi ému : « C'est intéressant de retrouver comme ça 30 ans de sa vie. »

 

Nord Littoral

  1. Dusquenne


2012

 

Ardres

A la Chapelle des Carmes,

une exposition consacrée aux Français Libres

 

 

Organisée par la municipalité, une exposition intiutlée « Portraits de Français Libres » est proposée jusqu'à lundi prochain à la Chapelle des Carmes, une conférence sur le même théme aura lieu vendredi à 20h au même endroit avec Benjamin Balloy et Laurent Lenoir, enseignants. Concoctée par les deux conférenciers, avec l'aide de M. René Ruet, Président de l'association Calais Photos Nostalgie, cette exposition, présente des objets, des anectdotes, des portraits et des documents consacrés à la résistance et a ses grandes figures locales. La conférence, quant à elle, se présentara sous forme de diaporama, et retraçera en particulier, l'action du commandant Mengin, libérateur de Calais.

La Voix du Nord

 


 

2010

 

Actualité Calais

Salle du Minck, René Ruet rend un hommage passionnant

à Gaston Berthe

Ce week-end se tient à la salle du Minck une exposition consacrée à Gaston Berthe, qui fut (entre autres) maire de Calais de 1947 à 1952. Au-delà du personnage de Gaston Berthe, c'est toute une époque qui va se donner à voir grâce au formidable travail de collectage mené à bien par un passionné d'histoire locale, René Ruet.

PAR BRUNO MALLET

calais@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

 

Si vous êtes Calaisien, si l'histoire locale vous passionne, alors ne ratez pas le rendez-vous donné par René Ruet, aujourd'hui et demain à la salle du Minck. Ce passionné, ancien président de la commission photo des Amis du Vieux Calais, a monté une exposition consacrée à Gaston Berthe. Deux cent cinquante photos, des documents d'époque (l'annonce de son décès placardée en ville), et des objets personnels : médailles, vêtements (ceux que Gaston Berthe, méconnaissable, portait à son retour de déportation en avril 1945), et deux de ses pipes qu'il ne quittait jamais... Pour René Ruet, cette exposition est la suite logique du travail de mémoire qu'il a déjà entrepris, notamment autour du commandant Mengin : « J'ai organisé la venue à Calais, en 2008, de la fille du commandant, puis ses retrouvailles avec les descendants des autres libérateurs de Calais, Jacques Vendroux et Georges Alloo. » Des liens très forts tissés par l'historien amateur avec la famille de Gaston Berthe, mais aussi avec celle de Robert Chaussois (journaliste à La Voix du Nord et historien) lui ont permis de collecter ce très riche fonds documentaire qu'il va exposer à partir d'aujourd'hui. « Je travaille sur ce projet depuis un an et demi. De tous les témoignages que j'ai pu recueillir, pas un ne contredit l'image d'un homme intègre, bon et courageux.

 » Les multiples aspects de la vie de l'illustre personnage seront abordés lors de cette exposition.

D'abord, le Gaston Berthe entrepreneur : il était patron de l'usine de dentelles de la rue Deneuville. Des photos d'une qualité remarquable, prise dans ses ateliers, seront accrochées.

Rue Descartes

Le Gaston Berthe, père de famille, ensuite, avec de nombreux clichés pris aux abords de sa maison du 135, rue Descartes, petit écrin de campagne en pleine ville, récemment racheté par la Ville et promis à la démolition. Et également, de nombreuses photos prises dans la résidence secondaire de la famille Berthe, au Marais de Balinghem.

Un lieu où Gaston Berthe s'illustrera durant l'occupation allemande, puisqu'il a fait partie du réseau Pat O'Leary. Avant d'être arrêté et déporté en avril 1943, Gaston Berthe est venu en aide à de nombreux aviateurs britanniques, canadiens ou australiens. Exilé à Balinghem dès le début de l'occupation, il reviendra même fréquemment au 99, rue Descartes, domicile abandonné par sa belle-soeur, où quinze aviateurs britanniques se terraient.

Ensuite, le Gaston Berthe maire, rôle qu'il tiendra de 1947 à 1952, élu deux fois sous l'étiquette SFIO (l'ancêtre du PS). De nombreux documents sur les visites officielles à Calais seront visibles : celle du président Vincent Auriol, sur la route du mariage de la reine d'Angleterre en mars 1950 ; celle d'Eugène Claudius - Petit, ministre de la Reconstruction, en décembre 1949 celle d'André Morice, ministre de la Marine marchande, en septembre 1951.

Le grand Cerdan

D'autres visites de prestige, encore : celle du général Dumas, qui remet la Croix de Guerre à la Ville de Calais, en mai 1949, celle de la Veuve de Louis Blériot pour le quarantième anniversaire de la traversée, en juillet 1949, et en avril de la même année, la visite de Marcel Cerdan. « Au cours de ces deux visites, ces grandes personnalités ont rendu hommage à des Calaisiens moins célèbres, indique René Ruet, comme l'aviateur Gilbert Brazy, et le boxeur Louis Caffier, plus connu sous le nom de Jampton, contre lequel Marcel Cerdan avait livré son premier combat en métropole. Je profite de cette expo pour rendre hommage, à mon tour, à ces figures locales. » Enfin, les funérailles, grandioses, « semblables à celles des marins du Pluviôse » selon René Ruet, qui ont lieu le 1e r avril 1952, trois jours après le décès brutal de Gaston Berthe. Au travers du destin d'un homme, c'est tout un pan de l'histoire tourmentée de Calais au coeur du XXe siècle, qui sera donné à voir à la salle du Minck. •

Exposition aujourd'hui et demain, salle du Minck, de 10 h à 18 h. Entrée libre.

La Voix du Nord

 


 

 

Les descendants de Gaston Berthe présents

 

L'exposition retraçant la vie de Gaston Berthe a été plébiscitée par les Calaisiens férus d'histoire. Les descendants de l'ancien maire de Calais ont, eux aussi, apprécié de voir le parcours de leur aïeul retranscrit au coeur de la salle du Minck.

René Ruet a mis toute sa passion dans cette exposition, alors voir le petit-fils et les arrière-petits enfants de Gaston Berthe se promener, sourire aux lèvres, dans les allées de la salle du Minck, ne pouvait que le satisfaire. Une sorte de récompense après une année de travail acharné pour construire l'exposé le plus précis possible.

 

 

La famille Berthe au grand complet

 

Le petit-fils de Gaston Berthe présent

 

En témoigne l'émotion de la famille Berthe au moment de pénétrer dans la salle. Jean-Marc Berthe, le petit-fils de l'ancien Maire de Calais n'en revient pas, «ça fait vraiment drôle de voir ça » s'empresse-t-il de dire en découvrant l'exposition. Lui qui n'a connu son grand-père que pendant quatre années, n'a gardé que peu de souvenir concrets de l'homme qu'il était. « J'ai beaucoup entendu parler de lui par les autres, par mes parents notamment. C'était un peu le héros de la famille pour nous quand on était enfants même si on ne se rendait pas vraiment compte de ce qu'il avait accompli durant sa vie. »

 

Une banque de données incroyable

 

Lorsqu'Antoinette Boulanger, coordinatrice de la commission féminine de la seconde guerre mondiale au sein des Amis du Vieux Calais, et René Ruet, organisateur de l'exposition, l'ont contacté pour obtenir des informations et des photographies de son illustre ancêtre, c'est sans hésiter qu'il a pris la décision de les aider dans leurs recherches. « Je leur ai mis à disposition toute la collection d'objets ayant appartenu à mon grand-père, je conservais de nombreux objets dans un bon état, souligne Jean-Marc Berthe, il sont venus à plusieurs reprises à la maison où je leur ai raconté tout ce que je connaissais de lui. » la malle à souvenirs des Berthe n'a rapidement plus de secret pour les passionnés d'histoire locale en quête de nouvelles anecdotes pour compléter leur exposition.

 

Pas de donation au musée envisageable

 

Pour autant, les descendants de Gaston Berthe n'envisagent pas de léguer leur collection d'objets symboliques, comme les vêtements de camps de concentration, les médaille ou la carte d'identité, à un musée. « Cela appartient à la famille et il faut que cela y reste. » Jean-Marc Berthe avoue cependant apprécier que les jeunes se déplacent pour connaître l'histoire de leur ville. « Ils ont un enthousiasme différent du nôtre à leur âge vis-à-vis de leur passé, mais en voir quelques-uns s'interrésser à l'oeuvre de mon grand-père est très touchant. »

Et l'exposition sur Gaston Berthe a touché au-delà de la famille de l'ancien Maire. Dés l'ouverture, plusieurs passionés attendaient parfois même avec des objets à donner pour compléter l'exposition, comme ce fut le cas pour un homme originaire de Balinghem venue avec une photographie du résistant Gaston Berthe.

 

Margaud Déclemy

Nord Littoral du 8 novembre 2010 

Photos CPN

 


L'exposition consacrée à Gaston Berthe à découvrir encore aujourd'hui


 

Aujourd'hui encore, les Calaisiens devraient se presser par centaines à la salle du Minck,

L'exposition consacrée à Gaston Berthe à découvrir encore aujourd'hui

 

où René Ruet présente une exposition consacrée à Gaston Berthe.

« Dès l'ouverture, ce matin, les gens se sont manifestés, je suis vraiment très satisfait », se félicitait René Ruet hier après-midi. Parmi ces très nombreux visiteurs, de nombreux anonymes venus chercher un bout de leur histoire à travers celle de Gaston Berthe... Mais aussi des descendants de l'illustre maire. Jean-Marc Berthe est son petit-fils : « J'ai à peine connu mon grand-père, confie-t-il, puisqu'il est décédé alors que j'avais à peine cinq ans. » Il constate avec beaucoup de joie, et un zeste de fierté, que les Calaisiens sont attachés à leur histoire locale, et conservent une excellente image de leur maire Gaston Berthe : « Son souvenir est vivace, et il est toujours très estimé, estime Jean-Marc Berthe, qui a considérablement aidé René Ruet à monter cet événement. Cela fait un an et demi qu'on travaille dessus, je lui ai confié de nombreux documents : René a fait un travail formidable. » Un travail à découvrir encore aujourd'hui salle du Minck. •

De 10 h à 18 h. Entrée libre.

La Voix du Nord

Novembre 2010

 


2009

 

A TRAVERS UNE NOUVELLE EXPOSITION

 

Mengin à l'honneur au musée de la guerre

 

Le musée de la guerre, situé dans le blockhaus du parc Saint-Pierre, a rouvert officiellement ses lourdes portes blindées au public, début février. Parmi les innombrables tenues militaires, documents officiels et objets militaires, René Ruet s'est fait une petite place pour y présenter ses recherches sur le commandant Roger Mengin.

 

 

                                M. Grenat et M. Ruet

 

En présence de Gérard Grenat, adjoint au patrimoine et au tourisme, Christelle Odul, de l'office de tourisme, et bien-sûr René Ruet, historien amateur, une nouvelle exposition a été inaugurée. « Cette exposition fait suite à celle organisée à l'église Notre-Dame » cet intérêt que porte René Ruet pour le commandant Mengin, un des libérateurs de Calais, date de novembre 2006.

« J'exposais des photos pour l'association les amis du vieux Calais, sur le thème de la pêche. Un visiteur est venu me parler, c'était Bruno Mengin, le neveu du commandant qui faisait quelques recherches sur son défunt oncle », se souvient René. De là ses recherches ont commencé. De fil en aiguille, les découvertes de René se sont avérées fructueuses. Elles l'ont mené à rencontrer Gaby, la fille du commandant. Une cérémonie officielle avec visite de la ville, drapeaux et musique municipale a même accueilli la descendante du libérateur. « La fille du commandant m'a prêté des photos et m'a légué des effets personnels, ses papiers d'identité, son visa, sa carte des Forces Françaises Libres et même un morceau de film qui n'avait jamais été exploité : Mengin recevant la médaille de la résistance à Londres par le général Valin. »

C'est ainsi que la vie complète de ce résistant de la première heure depuis son séjour au Chili jusqu'à sa mort au Virval à Calais, le 30 septembre 1944, est retracée jusqu'au 30 novembre 2009 dans une des salles du musée de la guerre.

 

Nord littoral

février 2009

 


 

2008

 

Retrouvailles inattendues pour les descendants du trio libérateur de Calais.

 

Gaby Mengin, Claude Legrand et Georges Alloo fils, respectivement filles et fils du capitaine Vendroux et Georges Alloo des FFI, se sont retrouvés lors d'une rencontre chargée de souvenirs. Et d'émotions.

 

Si le rendez-vous entre Gaby Mengin et Claude Vendroux était prévu, les deux filles des illustres militaires n'étaient pas au bout de leur joie. Organisateur des commémorations autour de Mengin, René Ruet entamait : «  Dans les écrits, sur les photos, on voit Mengin, Vendroux, et Alloo. J'aimerais que nous ayons une pensée pour lui, car il a fait beaucoup. »

 

Invité surprise

 

      Mme Legrand, Georges Alloo fils

                   et Gaby Mengin

 

A ce moment précis, Georges Alloo fils fait son entrée au Mouton Blanc, rue du Vauxhall. Stupéfaction des invité qui n'étaient pas au courant. Les descendants directs des libérateurs de Calais réunis dans la même pièce ! «  Oh ! , c'est génial, vous ressemblez à votre père. » Claude Legrand manifeste un enthousiasme palpable. Gaby Mengin est plus réservée, les yeux rougis, au bord des larmes, encore sous l'émotion de la rencontre la fille de Jacques Vendroux. Elle qui n'était jamais venue dans la région ne doit sans doute pas regretter le déplacement.

 

 

Georges Alloo fils n'était pas prévu et n'est arrivé que ses derniers jours, retrouvé par un ami de René Ruet. Immédiatement séduit par son projet, il a joué le leu jusqu'au bout. Et les souvenirs fusent. Ainsi que les anecdotes parfois ignorées. « Je revois le cercueil de Mengin » se souvient Claude Legrand. « Quand nous avons su que c'était les Canadiens qui l'avaient tués, nous étions presque soulagés. » Et Georges Alloo enchaîne. « C'était mon père qui a emmené le cercueil de Mengin, du cimetière d'Ardres jusque dans le Loiret en 1949. il a fait ça en camionnette. Ce n'était pas légal. Mon père n'avait peur de rien, on n'a pas demandé de papiers. »

 

 

Détails connus

 

Des questions restent en suspens autour du commandant Mengin. Il aurait marié un couple avant sa mort. Bruno Mengin, son neveu, s'interroge sur une plaque déposé sur sa tombe portant l'inscription OCM, d'une association inconnue. Malgré les souvenirs, quelques passages demeurent mystérieux.

« J'ai la chair de poule. J'avais réussi à tout occulter, tout était dans un placard. Aujourd'hui les souvenirs ressortent », résume Gaby Mengin.

 

Moment de recueillement au Virval

 

Les festivités autour du commandant Mengin se sont poursuivies l'après-midi avec le dépôt de gerbe de fleurs sur la stèle de la route du Virval.

 

                            Devant la stéle au Virval

 

Il s'agit de l'endroit exact où le commandant fût mortellement touché par un obus canadien alors qu'il venait de faire évacuer Calais avec l'aide du Capitaine Vendroux et de Georges Alloo. Il devait décéder quelques heures plus tard à l'hôpital. C'est beaucoup d'émotions. « J'ai l'impression de revivre sa mort et je vois à quel point il a compté pour les Calaisiens. » a déclaré Gaby Mengin.

 

La Voix du Nord

par Stéphane Dubromel

Avril 2008

 

 


Séquence émotion place Crèvecoeur

 

Le cœur au bord des larmes, Gaby Mengin est revenue sur le perron du tribunal de Calais. Sur les pas de son père. Presque dans son ombre tellement l'histoire de Roger Mengin pèse encore dans les mémoires des Calaisiens. Et quoi de mieux qu'une place Crèvecoeur pour verser une larme d'émotion?

 

 

Les coulisses d'une mort annoncée

 

                   Sur le perron du Palais de Justice

 

Dimanche matin, donc Gaby Mengin a terminé son périple Calaisien, là où son père, 64 ans plus tôt, avait sauvé les habitants de la ville d'une hécatombe. Du perron du tribunal, il avait exhorté la population à évacuer la ville. C'était à quelques jours de l'intervention des alliés. La veille de sa mort. Acteur de la grande guerre. Presque héros malgré lui puisqu'il mourra, blessé par un éclat d'obus...tirés par des soldats canadiens. Un pan des coulisses a d'ailleurs été dévoilé avec l'intervention d'un Calaisien dont la mère a connu le commandant Mengin.

« Je suis désolé de vous dire ça mais mère m'a raconté  les coulisses de l'histoire. Elle travaillait à l'hôpital de Calais et elle était donc une des dernières personnes à devoir évacuer la ville. Elle m'a raconté qu'après la victoire, les soldats canadiens et les FFI se sont retrouvés au Pont d'Ardres pour faire la fête. Ils ont vidé quelques caves et ont beaucoup bu. Le commandant Mengin est venu les désarmer pour éviter que cala ne dégénère parce qu'ils n'étaient pas en état de tenir une arme. Mais les soldats canadiens se sont mis en tête de tirer pour s'amuser. C'est comme ça que le commandant sera touché par un éclat d'obus. »

Le sauveur de centaines de Calaisiens serait donc mort suite à un terrible coup du sort.

Plusieurs personnes ayant connu le commandant ou simplement présentes sur la place Crèvecoeur lors de l'appel salvateur ont tenu à rencontrer Gaby Mengin. « Je suis venue ce matin pour voir combien de personnes de mon âge allaient venir, souligne une octogénaire , la larme à l'œil. Mais je ne m'attendais pas à ressentir une telle émotion. J'étais sur place lorsque le commandant nous a demandé de quitter la ville. »

Gaby Mengin, sur le perron, ne s'attendait pas a ressentir une telle émotion. « Pour ma mère et moi, mon père était un héros, mais je n'imaginais pas qu'il puisse encore être présent dans le cœur des Calaisiens. C'est une énorme et belle surprise. C'est incroyable et terriblement émouvant. Je suis tellement heureuse d'être venue ici et de m'en être rendu compte. »

 

Nord Littoral

Par Vincent Depecker

le 22 avril 2008

Photos Calais Photos Nostalgie

 

 

 

 

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