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Sur les traces des victimes du bombardement du 27 février 1945

Sur les traces des victimes du bombardement du 27 février 1945

 

A l’occasion du 73 e anniversaire du bombardement du 27 février 1945, Calais Photos Nostalgie dévoile de façon inédite le visage de plus d’un tiers des victimes identifiées.   

 

René Ruet et Wendy Wasielewski en quête de renseignements

sur les victimes enterrés à Calais

 

Trente-sept sur quatre-vingt-dix-huit : c’est le nombre de victimes civiles du bombardement du 27 février 1945 qui a frappé Calais (lire aussi ci-dessous) auxquelles Calais Photos Nostalgie a réussi à redonner un visage (voir notre infographie en page suivante). On connaît l’investissement exceptionnel dont cette association a fait preuve dans ce domaine depuis plusieurs années. Investissement qui a notamment abouti, en mars 2015, à une grande exposition dans le hall de l’hôtel de ville consacrée à tous ces civils tués à Calais pendant la Seconde Guerre mondiale, restés trop souvent anonymes.

Des centaines de mails, de coups de téléphone, de courriers ont été nécessaires pour renouer les fils de trop d’histoires brisées : tant de liens familiaux ont en effet été pulvérisés lors des bombardements qui ont frappé Calais durant les années sombres de la dernière guerre. L’un de ces épisodes les plus dramatiques se déroula le 27 février 1945. Alors que la ville est libérée du joug ennemi depuis plusieurs mois, des bombes s’abattent sur le quartier de la place Crèvecœur, fauchant 98 personnes nées ou vivant à Calais.

« Tirer de l’oubli ces victimes pour entretenir

la mémoire collective »

« Il s’agit d’un travail qui me passionne littéralement, explique René Ruet, président de l’association. Tirer de l’oubli ces victimes par le biais de la photographie est un moyen d’entretenir la mémoire collective, mais aussi de faire des rencontres avec des descendants de victimes ou même parfois des rescapés, qui ont tant à nous apprendre. Il nous arrive même parfois de susciter des rencontres entre des personnes qui ne se connaissent pas mais qui sont, sans le savoir, liées par un même événement tragique ».

La collecte des photos et leur restauration prennent souvent des heures. Dans ce labeur demandant énormément de patience, René est épaulé par Wendy Wasielewski, qui lui apporte aussi une aide dans le dépouillement des fiches officielles actant la disparition de telle ou telle personne.

Afin de commémorer, 73 ans après, le bombardement du 27 février 1945 qui a endeuillé la Cité des Six Bourgeois, René et Wendy ont décidé de livrer au public, par le biais de Nord Littoral, le fruit de leurs recherches. Leur collecte n’est pas terminée : appel est lancé à quiconque posséderait des renseignements ou des images relatives à cet événement ou aux autres bombardements ayant frappé Calais durant la Seconde Guerre mondiale afin qu’elles prennent contact avec l’association.

 

Si vous avez des documents ou renseignements, vous pouvez les envoyer par mail ruet.rene@neuf.fr.


 

Le bombardement  du 27 février 1945

 

Il est 17h30, ce mardi 27 février 1945 : les enfants sortent gaiement des écoles et les ouvriers tranquillement quittent leur travail. Tous arpentent les rues de Calais, où la paix est revenue depuis la fin du mois de septembre 1944, date de la libération de la ville. Tout à coup, un sourd vrombissement se fait entendre : des avions survolent la cité. Aucune sirène ne retentit : qu’y aurait-il à craindre ? Mais, à la surprise générale, d’énormes explosions secouent le quartier de la place Crèvecœur.

48 bombes fauchent 98 personnes dont près de vingt enfants. Certains corps sont pulvérisés. On compte environ 150 blessés. Les dégâts matériels sont considérables. Des pilotes britanniques, partis de Vitry-en-Artois et ayant pour mission de bombarder Dunkerque encore aux mains des Allemands, se seraient trompés de cible en raison de mauvaises conditions climatiques. Certains se sont aventurés à remettre en cause cette explication, sans jamais apporter autre chose que des hypothèses. Dans Calais, déjà défigurée par les intenses bombardements de 1940 et 1944, cet épisode résonne telle une malédiction. Les obsèques des victimes se déroulent dans une atmosphère d’intense recueillement, sur la place Crèvecoeur, le 3 mars 1945. Ironie de l’Histoire, les cercueils sont transportés vers leur dernière demeure sur des camions anglais.

 

 


Deux histoires de victimes de la rue du Four à Chaux

 

Trois copines à la rencontre de leur destin

 

 

 Antoinette Chatelain, aînée d’une famille de sept enfants, vient de  s’unir, trois semaines plus tôt, à Robert Porquet, engagé dans la  Marine. Le 27 février 1945, elle se rend chez un marchand de vaisselle, sans doute pour fournir son ménage. Elle est accompagnée de deux de ses camarades de travail de la biscuiterie Vendroux, Berthe Caron et Jacqueline Detrait. Les trois sont fauchées par les bombes s’abattant rue du Four à Chaux. Berthe a été décapitée, le corps de Jacqueline n’a jamais été retrouvé mais sa mort a été reconnue par jugement du tribunal civil de Boulogne en août 1945.

 

   Autour d’un salon de coiffure

 

 

Un salon de coiffure a longtemps accueilli de nombreux clients rue du Four à Chaux : le salon de coiffure André. Pourquoi ce prénom ? La propriétaire, Blanche Thomas née Queste, rendait ainsi hommage à son mari, le sergent André Thomas, tué à son poste de combat le 3 juin 1940 à 37 ans, dans le Dunkerquois. Il fut le premier militaire calaisien mort pour la France à venir reposer en terre natale. Blanche trouve à son tour la mort à 39 ans lors du bombardement du 27 février 1945, dans son salon de coiffure, en même temps que son employée Micheline Lutic (22 ans) et Evelyne Agneray, la meilleure amie de sa fille… Andrée, qui porte au féminin le prénom de son père et qui, orpheline, a survécu à la tourmente.


 

Magali Domain

 

 


 


 

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