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Henri Queval

Henri Queval

 

 

Henri Queval est né à Alquines le 2 juillet 1874. Il n’a que 7 ans lorsque ses parents s’installent à Saint-Pierre-les-Calais où son père a trouvé un emploi. Après ses études à l’école Diderot, le jeune Henri entre en apprentissage pour s’initier au dessin industriel. Son service militaire accompli, il “travaille dans le tulle”. Il deviendra contremaître puis directeur-gérant de la maison Gorré-Bekkens qui a ses ateliers à l’usine Gaillard, rue du Four-à-Chaux. Le 5 mai 1900, il épouse Mlle Lise Fichot. de cette union naît une fille qui se marie avec un sujet britannique et devient Mme Palethorpe. Elle se trouvait en Angleterre pendant l’occupation.

Mobilisé à l’âge de 40 ans durant la Première Guerre mondiale, M. Queval est envoyé sur tous les champs de bataille. : La Belgique, Verdun, la Somme, le fort de Vaux, l’Oise, les Vosges, la Lorraine, la Champagne. Nommé caporal, puis sergent, il est décoré de la croix de guerre à laquelle s’ajoutent trois citations, la médaille militaire et celle de la Victoire.

Rendu à la vie civile, il retrouve son foyer, son usine et ses activités dans le monde sportif car il a été un excellent gymnaste ayant gagné un grand nombre de récompenses.

Il consacre le meilleur de son temps à la vieille société de gymnastique l’Etoile, couvée par Léon Vincent.

 

Dès l’arrivée des Allemands en 1940, son patriotisme l’emporte. Il accepte de camoufler, de nourrir et de vêtir des soldats britanniques qui se sont cachés dans les caves. Ces Tommies sont arrivés à l’usine Gaillard avec la complicité du concierge, qui en a vu au moins sept. Pour entretenir le moral de ses protégés, M. Queval a caché un poste de T.S.F amené par Henri Turcq, un tulliste de son usine.

En 1941, Henri Queval commence à rassembler autour de lui des gens sûrs, Henri Turc est de ceux là.

Cache d’armes, distribution de tracts, ravitaillement des soldats et des aviateurs cachés par la population est le lot quotidien des résistants du groupe “Etoile”

De temps en temps, des anglais sont cachés chez M. et Mme Queval afin qu’ils prennent leurs repas.

Le groupe va s’étoffer : Jean Demey, Michel Pérard, Marcel Boucher, Jean Le Bihan, Jean et Robert Coubelle, Charbonnier, Charles Duquenoy père et fils, Henri Anicotte et bien d’autres encore.

 

Malheureusement un coup de théâtre va étouffer les projets de ce groupe. Sollicité par un agent douteux d’origine italienne, Jean Le Bihan réclame des fusils à M. Queval qui s’inquiète de savoir son précieux mais dangereux dépôt connu par des étrangers.

Henri Turcq confirme les doutes et conseille de faire disparaître au plus vite les armes.

Le danger n’était que trop réel ! Les arrestations ne tardent pas à décimer les rangs des résistants. Le 25 janvier, Laurent Le Bihan ainsi qu’ Edmond Ségard sont appréhendés. Le 30, Jean Le Bihan est arrêté le soir même de son arrivée à Paris où il espérait échapper aux recherches, se sentant traqué par la police allemande après l’emprisonnement de son père. Henri Anicotte, Daniel Cuisinier connaissent le même sort.

Le 23 février, les Allemands du S.D arrêtent Henri Queval. Ils commettent alors une méprise qui retardera sérieusement leur enquête. Au fond d’une poche de M. Queval, ils découvrent une liste de noms. Dans leur esprit, cette liste est celle des résistants de son groupe!

En réalité, c’est la composition du comité de la société de gymnastique l’Etoile qui n’avait rien à voir avec la guerre secrète !

Les dirigeants sportifs sont donc conduits à la prison civile : Félix Lardeur, Gaston Vandewalle, Léon Donckers, Edgard Vêtu, Charles Deguînes, Albert Rocques. Tous sont écroués sous l’inculpation suivante : “soupçonnés de faire partie d’un mouvement de résistance”. Il faudra un certain temps avant que leur innocence soit reconnue. Ils passeront , les uns et les autre entre sept et quinze mois en prison.

Cette erreur, les Allemands la compenseront en mettant la main sur les armes à l’usine Gaillard.

Les interrogatoire sont menés avec rudesse et M. Queval résiste le plus qu’il peut. Il ne dit rien. Mais quand les allemands menacent de fusiller ceux qu’ils ont arrêtés, M. Queval refuse de laisser payer les innocents. Il lache le nom d’Henri Turcq qu’il sait être assez coriace pour ne pas parler. Le 17 mars, à Roubaix, le S.D arrête Henri Turcq, alors âgé de 30 ans. Les pires brutalités le laisseront muet.

 

M. Queval sera interné à la prison de Loos (Nord) jusqu’au 23 juin 1943, puis à Arras, où il fut condamné à mort par le tribunal militaire d’Arras (OFK 670) le 6 août 1943.

Ce jour là, peu avant 15 heures, les détenus, toujours enchaînés deux par deux, sont ramenés à la prison Saint-Nicaise à Arras. Ils viennent de franchir les grilles quand Henri Turcq se sent violemment tiré vers le sol. M. Henri Queval auquel il était enchaîné s’est affaissé. Les émotions de la journée ont été trop fortes pour ce septuagénaire. Les gardiens se penchent, tentent de la relever mais leur efforts sont inutiles. La mort leur a enlevé celui qu’ils avaient condamné à s’adosser à un poteau d'exécution.

Henri Queval est inhumé provisoirement à Arras et le corps sera ramené à Calais lorsque les circonstances le permettront.

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