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Qui sont les victimes civiles de la guerre 39-45

Qui sont les victimes civiles de la guerre 39/45?

 

L'association Calais Photos Nostalgie est partie sur les traces de toutes les victimes civiles enregistrées à Calais et dans les environs entre 1940 et 1945.

 

 

 

René Ruet et Wendy Wasielewski au travail

 

Mettre un visage sur un nom. Après s’être impliqués dans la remise au jour de l’histoire du commandant Mengin, c’est la mission que se sont assignée les membres de l’association Calais Photos Nostalgie pour un nouveau challenge : partir sur les traces de toutes les victimes civiles enregistrées à Calais et dans ses environs entre 1940 et 1945 et leur redonner une existence au travers de clichés photographiques retrouvés auprès de dizaines de descendants.

La quête, de très longue haleine puisqu’elle commencé il y a plusieurs années, a débuté aux Archives municipales de Calais. Avec l’aide du responsable du service, Noël Gavignet, René Ruet, président de l’association, met la main sur plusieurs boîtes contenant les fiches détaillées de 561 victimes civiles recensées par les autorités calaisiennes entre 1940 et 1945. A chaque fois, en dessous du patronyme et du prénom de l’individu, figure la date exacte du décès et surtout la mention précise de la cause de ce dernier.

 

C’est ainsi que l’on constate que, si beaucoup de civils sont morts suite à des bombardements allemands et surtout alliés, un grand nombre d’entre eux, notamment les plus jeunes, ont succombé suite à l’explosion de mines terrestres ou d’accidents de la circulation causés par des camions allemands qui roulaient souvent à tombeau ouvert à travers le Calaisis. A noter que lorsque les corps des victimes n’ont pas retrouvés, aucune fiche n’a été dressée, mais qu’une décision du tribunal a acté officiellement la disparition.

 

Toutes les fiches ont été soigneusement photographiées et dépouillées par René Ruet avec l’aide de sa complice Wendy Wasielewski. Chaque document porte mention du numéro d’une tombe attribuée à l’époque. Même si certaines de ces sépultures n’existent plus aujourd’hui, les services municipaux de Calais en ont conservé la trace et surtout, ils ont archivé l’identité et l’adresse de la personne ayant, pour la dernière fois, apporté une modification ou une réparation à la tombe.

 

A partir de cette information cruciale, il a alors fallu remuer ciel et terre, à grand renfort de courriers postaux et de recherches internet, pour renouer les liens avec les familles ou proches des disparus, résidant parfois loin de la cité des Six Bourgeois. Cette quête a jusqu’à présent permis de mettre la main sur les photographies de 119 victimes, dont Robert Chaussois, dans sa série de livres sur la Seconde Guerre mondiale, a souvent relaté la fin tragique.

Mais c’est presque au total un millier de documents iconographiques que Calais Photos Nostalgie est parvenu à rassembler sur le thème des victimes civiles de la Deuxième Guerre mondiale dans le Calaisis. Ce très riche corpus, minutieusement retravaillé sur support numérique pour obtenir une qualité optimale de l’image, fera l’objet d’une exposition exceptionnelle du 28 février au 15 mars dans les locaux de l’hôtel de ville de Calais. Un rendez-vous à ne pas manquer.

 

Magali Domain

 

 


 

 

Décès en série au Fort Vert le 11 octobre 1944

 

Le nom de Temperville est inscrit sur une plaque au commisariat de Calais

 

Après sa Libération, Calais n’en a pourtant pas fini avec la guerre. Les champs de mines posés par les Allemands continuent de provoquer des décès, d’autant plus inacceptables qu’ils prennent chronologiquement place en dehors des combats. Dans ce contexte, un terrible drame, aujourd’hui effacé des mémoires, s’est joué au Fort Vert au niveau de la batterie côtière Oldenburg.

 

Tout commence quand, très imprudemment, un père de 46 ans et son fils de 19 ans se rendent sur ce terrain interdit. Victor Fasquel et Robert déclenchent sans le vouloir des explosifs qui leur sont fatals. Suite au bruit des détonations, le secrétaire de police, René Temperville, lui aussi âgé de 19 ans, est alerté et se porte à leur secours accompagné de deux infirmières de la Croix-Rouge. Le jeune homme ainsi qu’Agnès Sicault (23 ans, originaire d’Indre-et-Loire) heurtent sur leur passage d’autres mines et sont tués sur le coup.

 

La deuxième infirmière, Thérèse Loiseau (23 ans) gravement blessée, se traîne jusqu’à la route en implorant de l’aide. Deux FFI la prennent en charge, et rebroussent chemin en marchant dans les empreintes de leur pas. L’un deux, Etienne Dejonghe (Ansérien de 23 ans) fait malheureusement un écart et saute à son tour sur une mine : il meurt ainsi que l’infirmière. Le second FFI, Armand Warnault, a les jambes sectionnées mais survit.

 

Six morts, un blessé grave : derrière ce bilan incroyablement lourd se cachent des destins individuels poignants auxquels René et Wendy ont réussi à redonner corps. Ils ont ainsi pu retrouver la photo de René Temperville, qui venait de se marier et qui aura une petite fille posthume, prénommée Renée, et ils ont fait le rapprochement avec une plaque commémorative ornant un mur du commissariat de Calais, où le nom du jeune homme est gravé. Au sujet des deux infirmières non originaires de la région, de précieux renseignements biographiques leur ont été fournis par des archivistes de la Croix-Rouge à Paris. Un contact a aussi été établi avec le fils du FFI survivant, qui a accepté de livrer son témoignage. De précieux matériaux pour l’Histoire.

 


Victimes d’un bombardement allié à Marck

L’exposition de Calais Photos Nostalgie concernera aussi le Calaisis. Le 28 septembre 1944, rue au Sable à Marck (aujourd’hui rue du 28 septembre), des bombes alliées fauchent 28 personnes. Parmi elles, trois très jeunes femmes visibles sur la photo (de gauche à droite) : Micheline Fontaine (15 ans), Madeleine Bodart (18 ans) et sa sœur Yvonne (19 ans). Des diaporamas projetés en continu évoqueront aussi le fameux bombardement du 27 février 1945 ayant touché Calais et la cité en ruines.

Ces trois jeunes Marckoises ont été fauchées lors du bombardement


 

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