Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?

Commander !

Cotizasso, gérer les cotisations de vos adhérents

Victimes Calaisiennes de la Seconde Guerre Mondiale

[EXPOSITION]
Les victimes de la Seconde Guerre mondiale sortent de l'ombre

Nord Littoral

11/10/2014

 

C'est un travail de longue haleine qui les anime, tous les jours, depuis le mois de janvier. Wendy Wasielewski et René Ruet, trésorière et président de l'association Calais Photos Nostalgie, mènent d'importantes recherches sur les victimes civiles calaisiennes de la Seconde Guerre mondiale dans le but de leur rendre hommage et d'organiser une exposition en leur honneur.
L'histoire de ce nouveau travail a débuté un peu par hasard, lorsque les deux passionnés collectaient des informations sur les victimes du bombardement anglais du quartier Saint-Pierre du 27 février 1945.« On travaillait sur ce tristement célèbre bombardement anglais de février 1945 dans les locaux des archives municipales lorsque l'on nous a apporté, un peu par hasard, une boîte cartonnée contenant 561 fiches individuelles qui recensaient les victimes civiles calaisiennes de la Seconde Guerre mondiale ! Et à ma connaissance, personne n'avait jamais mené de travail sur ces malheureux », souligne René Ruet. Ni une, ni deux, ce sera leurs prochaines investigations.
Les deux historiens amateurs ont d'abord commencé par numériser inlassablement toutes les fiches afin de pouvoir les exploiter, au calme, à la maison. Passionnés de photographie, ils ont recadré, rafraîchi et renommé chaque fichier.« On a lu sur le sujet, notamment des articles de l'historien Robert Chaussois, et nous pouvons affirmer que le nombre de victimes civiles serait plus proche de 650 que de 561. Les autorités ont sans doute oublié des victimes décédées en dehors du territoire calaisien.
 
A travers leurs lectures et l'analyse rigoureuse de ces précieuses fiches, René et Wendy ont dressé quatre catégories de victimes : celles décédées lors d'un bombardement, les personnes victimes d'un accident de circulation, -« les victimes calaisiennes écrasées par un véhicule allemand sont au moins une trentaine dans le registre »-, les blessés mortellement par un engin de guerre, et les personnes mortes au STO, service du travail obligatoire.« Nous avons retrouvé des lettres originales rédigées par Prosper Bouchel, mort au STO à Essen le 12 janvier 1944, ainsi que son avis de décès signé de Bottcher, le commandant en chef de la Kommandatur ».
 
  Prosper Bouchel, l'une des victimes calaisiennes, est mort au STO à Essen le 12 janvier 1944.
 
Le début d'une lettre de Prosper Bouchel envoyée à sa famille en 1943.
 
Ils ont ensuite commencé à rechercher des descendants de ces victimes tout en faisant part de leur idée d'exposition aux élus :« Nous avons rencontré Muriel Wulweryck, adjointe aux fêtes et au tourisme, et Patricia Basset, en charge de l'Etat-civil, qui nous ont assurés de leur soutien dans nos démarches. Depuis plusieurs mois, nous sommes aidés par les services de l'Etat-civil et des cimetières. Avec Wendy, nous passons beaucoup de temps dans les cimetières afin de retrouver les tombes des victimes et les concessionnaires des sépultures ». Lorsqu'un descendant ou un membre de la famille du défunt est retrouvé, il est contacté par René qui lui explique son projet :« Les familles sont très réceptives à notre démarche et sont ravies de pouvoir nous apporter leur aide à travers des témoignages ou des photographies qui, là encore, sont toutes numérisées et retravaillées ».
 
Le travail de fourmi engagé par les passionnés commence à payer. Depuis janvier, ils ont retrouvé une cinquantaine de familles de victimes.«On essaie, dans la mesure du possible, de retracer les différentes phases de la vie des personnes à travers des photos. Les 561 fiches seront toutes exposées dans le Grand salon de l'hôtel de ville pendant 15 jours. Normalement, l'hommage devrait commencer le 27 février 2015, le jour du 70e anniversaire du bombardement anglais du quartier Saint-Pierre ». D'ici là, les historiens amateurs espèrent avoir retrouvé une centaine de familles. Environ un millier de documents originaux seront présentés au public, parmi lesquels des photographies, des lettres et des documents administratifs d'époque.
 
 
Wendy et René sont toujours à la recherche de témoignages et de photos pour alimenter leur exposition. Contactez l'association Calais Photos Nostalgie au 06.27.16.56.62 ou au 03.21.19.30.57.

 

Sur les traces d'Eveline Agneray, une des victimes.
 
Eveline avec ses parents en 1940.
 
Parmi toutes les victimes recensées figure une jeune fille de 15 ans, Eveline Agneray.
Wendy et René ont retrouvé la soeur de la victime, Edwige Berdin, qui a bien voulu les renseigner pour honorer sa mémoire.
"Nous avons d'excellents contacts avec Edwige Berdin qui nous a confié des photos des funérailles des victimes du 27 février 1945 et une belle série pour retracer la vie d'Eveline."
 
Eveline était la fille d'Albertine Lefebvre et d'Alfred Agneray. Albertine tenait le salon de coiffure du 143 boulevard La Fayette tandis qu'Alfred était prisonnier et déporté en Allemagne. Eveline était amie avec André Caboche, la fille de Blanche Thomas Queste qui tenait le salon de coiffure "Chez Andrée" au 60 de la rue du Four à Chaux, et elle travaillait dans le salon. et c'est dans ce même salon que le 27 février 1945, Eveline, Blanche et une Micheline, une autre emplyée, ont trouvé la mort.
 
"Mme Agneray avait fait apprendre le piano à Eveline pour qu'elle puisse faire une surprise à son père quand il allait revenir d'Allemagne, mais le destin en a voulu autrement. Le piano existe toujours. Mme Berdin l'a conservé tel quel avec la partition "Les flots du Danube" qu'apprenait Eveline. Mme Berdin nous a aussi confié une lettre qu'Eveline avait écrite à son père".

 

Notre association

Vidéos

Calais d'autrefois

Histoire du mois

Résistants, Fusillés et Déportés

La presse en parle

Liens

Calendrier

« Octobre 2018 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031