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14 juillet 1789 prise de la Bastille et fête nationale

14 juillet 1789

Prise la Bastille et fête nationale

R. Chaussois

 

Il ne faut pas croire que le 14 juillet est fêté depuis que l’on a pris la Bastille. Ce n’est que le 6 juillet 1880 qu’il fut décidé de fixer la Fête nationale au 14 juillet, autant pour commémorer la prise de la Bastille que la Fête de la Fédération, gigantesque rassemblement de réconciliation nationale qui eut lieu un an plus tard.

 

A Calais, nos ancêtres n’ont appris la chute de la symbolique prison parisienne que le 18 juillet, ce qui déclencha pendant une semaine une cascade de manifestations enthousiastes. Les plus excitées allèrent à la prison délivrer quelques contrebandiers et des soldats punis gardés au trou. D’autres en profitèrent pour demander au maire de faire baisser le prix du pain, ce qui fut promis dans l’allégresse générale.

 

 

Une date oubliée

 

Le premier anniversaire de la prise de la Bastille donna lieu en 1790 à de grandioses cérémonies dans la capitale que l’Histoire a conservées sous le nom de “Fête de la Fédération”. A Calais, la solennité de la plus majestueuse lui a été donnée, dit un chroniqueur : défilé civil, militaire, religieux, chants, discours, banquet, bal et tout la tralala.

Pour 1791, l’historien Charles Demotier relate dans ses “Annales” que “des fêtes superbes furent données sur la place d’Armes pour l’anniversaire de la Fédération”. Il n’est déjà plus question de la Bastille. Ensuite, le 14 juillet sombre dans l’indifférence. Beaucoup d’autres événements accaparent l’attention en cette période troublée.

Il faut attendre presque un siècle pour voir le 14 juillet devenir un jour férié, accompagné chez nous d’un programme assez classique, le 13 au soir, retraite aux flambeaux avec les troupes de la garnison ; le 14, défilé des sociétés, remise de décorations, lâcher de pigeons, fêtes en plein air, concert, bals populaires, feu d’artifices, avec des largesses du bureau de bienfaisance à l’égard des déshérités.

 

Fête interdite

 

Sous l’occupation, la fête nationale est occultée par les Allemands. Dès 1940, la kommandantur interdit les messes prévues ce jour-là pour les soldats morts pour la Patrie. interdiction de pavoiser également.

En 1941,  il subsiste dans les jardins de l’hôtel de ville, une dizaine de tombes de soldats alliés tués dans les combats de mai 40. La population les fleurit abondamment le 14 juillet. Deux jours plus tard, à l’aube, les Allemands envoient des fossoyeurs déterrer les corps pour les ramener au cimetière. Sur les boulevards, des jeunes se promènent, la boutonnière fleurie de tricolore. Cherchant à préserver leur politique de collaboration, les Allemands affectent ne rien voir.

Ce sont les Communistes, par la voix de leur journal clandestin “La Vérité”, qui réveillent le 14 juillet 1942, en recommandant de pavoiser, de ne pas travailler, de défiler avec des cocardes. Conseils peu suivis. Trop risqué.

Un avion allié lache des fusées tricolores dans le ciel de Calais le 14 juillet 1943. La Kommandantur envoie les pompiers ôter un drapeau français, hissé au sommet d’un immeuble. Une Calaisienne dont le mari est prisonnier en Allemagne, Marguerite Brunet-Godefroy, fera cinq mois de prison pour avoir été rencontrée en ville avec un insigne représentant les drapeaux français et anglais entrecroisés. Cela n’avait pas plu à un soldat vert-de-gris qui l’emmena manu militari à la Feldgendarmerie

En 1944, il ne se passe rien. Le rapport de police indique : “Le 14, la population est demeurée absolument paisible”. Si près de bout du tunnel, on n’allait plus jouer avec le feu !

De nos jours, le 14 juillet a perdu son impact. Les défilés se sont effilochés. L’appoint des pompiers avec leur matériel astiqué nickel, ne suffit pas à réveiller les ardeurs patriotiques. La concurrence de la télé et l’évolution du monde moderne est trop forte. Chacun ne retient du 14 juillet que c’est un jour férié et chômé, et au diable les origines de la tradition ! Dommage.

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