Une exposition pour faire revivre l'histoire de l'usine l'Alsacienne

Une exposition pour revivre l'histoire de l'usine Alsacienne

 

Déjà auteur d'expositions sur les maires Gaston Berthe ou Jean-Jacques Barthe, le président de l'association Calais Photos Nostalgie, René Ruet, va présenter l'histoire de l'usine de production de biscuits Alsacienne, et des rues adjacentes. Plus de 200 documents à voir à la salle du Minck, du 12 au 15 janvier.

 

L'usine est visible derrière l'hôtel de ville, au niveau du canal.

 

Sa maison ressemble déjà à un lieu d’exposition... En attendant de mettre en place ses documents à la salle du Minck, René Ruet peaufine ses pièces entre sa table de salle à manger et son salon. Les reproductions de photos, en parfait état, sont légendées, les images publicitaires sont encadrées, les documents sont reliés sur de grandes planches cartonnées.

 

 Après avoir consacré des expositions au patrimoine local vu du ciel, aux victimes civiles de la guerre ou aux anciens maires Gaston Berthe et Jean-Jacques Barthe, le Calaisien a décidé de mettre en avant l’histoire de l’usine de biscuits L’Alsacienne (devenue ensuite Belin puis Lu), quai de la Gendarmerie ainsi que celle des rues alentours.

 

 «Cela a débuté en discutant avec mon pharmacien. Son père, M. Deveaux, avait été directeur de l’usine jusqu’en 1988. Puis, il m’a orienté vers Roland François, ancien cadre à qui la société avait confié de nombreuses photos. J’en ai vu plus de 500», explique ce passionné d’histoire locale. Une rencontre qui remonte à 2009. Puis, entre deux expos, René Ruet a complété ses documents. «C’est long à faire, une expo comme ça. Il faut scanner les photos, les réparer,...», ajoute-t-il.

 

 Sa première photo remonte à la fin du XIXe siècle probablement même ,avant 1890. Il s’agit d’une image représentant une vue du canal de Saint-Omer depuis le quai Thierry (lieu situé près de l’actuel pont Mollien). Dans ses autres clichés, on y retrouve trace des terrains Pagniez qui ont été réquisitionnés en 1948 pour y accueillir des logements, des cités des Douanes, Descartes, Mollien, ainsi que de l’ancienne gendarmerie, construite en 1894, située sur le quai qui porte désormais ce nom et détruite en 1973. C’est aussi dans ce quartier que des cirques se sont établis, au milieu des années 60.

 

 Les visiteurs de l’expo retrouveront des clichés inédits du fonctionnement de l’usine L’Alsacienne, de la fabrication de leurs produits phare (Thé, Sablé des Flandres, Circus,...), de l’arrivée des nouveaux silos en 1990, les lignes de production, les laboratoires,... De plus, René Ruet présentera un film présenté au personnel lors de l’occasion des trente ans de L’Alsacienne (1988) ainsi que des objets publicitaires, disposés dans une vitrine. Autres documents qui attireront certainement des collectionneurs: de nombreuses affiches publicitaires siglées Lefevre-Utile (LU).

 

Les dernières photos illustrent la construction de la résidence en lieu et place de l’usine. «J’ai commencé à y faire des photos en 2003, je passais environ une fois par mois, sans savoir à l’époque que j’en ferai une exposition», appuie-t-il. Seule absence, «des clichés des grèves ou des manifestations des P’tits Lu».


 

Une usine créée en 1959, arrêtée en 2003

 

L'ancienne usine accueille aujourd'hui les bureaux de la mairie


 

 Ce n’est pas L’Alsacienne qui a construit l’usine du quai de la Gendarmerie. En effet, il s’agissait auparavant d’un lieu de fabrication de vêtements du nom de Guillemand-Davenière. Selon le Calaisien, cette entreprise n’aurait pas eu une longue existence.

C’est donc en 1958 que L’Alsacienne rachète les lieux pour produire ses premiers biscuits en 1959. Au fur et à mesure des années, la production a augmenté pour atteindre jusqu’à 20 tonnes de biscuits fabriqués par an.

Au gré des rapprochements, L’Alsacienne est devenue Belin puis Lu. C’est en 2001 que le groupe Danone, propriétaire de l’enseigne Lu, annonce vouloir fermer l’usine de Calais (mais aussi celle de Ris-Orangis)où travaillaient environ 250 personnes.

 

 

 

 Un long conflit va alors démarrer entre ceux qu’on appelait «Les p’tits Lu» et Danone. Plusieurs manifestations à Paris, près du siège du boulevard Haussman et d’autres à Calais ont eu lieu, l’une d’entre-elle avait attiré environ 20000 personnes sur le pavé calaisien (avril 2001). 

 C’est la première fois également que l’on parle de «licenciement boursier». Danone avait effectué des propositions de reclassements, notamment à La-Haye-Fouassière (Loire-Atlantique) et à Cestas (Gironde) puis le groupe a compensé la perte d’emplois sur le territoire en amenant le centre d’appel Armatis (environ 900 emplois à Calais et Boulogne aujourd’hui).

La production de biscuits s’est arrêtée en 2003.

 

Eric Dauchart

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  • felicitations pour toutes vos expos qui sont toutes magifiques mes amitiés depuis le bas de la France pascal ps à quand une rue,une place ou un giratoire GEORGES ALLO à CALAIS ??? j'ai écrit au...

    par pascal cape
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